Quand les témoins deviennent référents

Élément clé de la mission, le groupe indépendant de personnes victimes, qui a un rôle de contradiction et d’alerte sur le travail de la mission, s’est réuni pour une première journée de travail, le 6 mars dernier au Sgec, à Paris.

En préambule, il a choisi de se rebaptiser « groupe référent » plutôt que « groupe témoin ». Il a pointé la question des victimes collatérales (fratries, mais aussi camarades témoins de violences) et celle des parents qui n’ont pas pu ou pas voulu accueillir leur détresse d’enfant. Les échanges se poursuivront au rythme d’une visio mensuelle autour du narratif des violences mais aussi des questions de reconnaissance et de réparation. « Notre premier travail sera bien de mettre en mots des récits emblématiques, car représentatifs de plusieurs typologies de violences, perpétrées à des époques différentes. Mais en se posant la question de ce qui a manqué aux victimes et en distinguant ce qui relève du singulier et de l’universel. Le but est de mettre en perspective les dysfonctionnements structurels à corriger », détaille Jérôme Guillement, thérapeute expert en psychotraumatismes, lui-même victime, et pilote du groupe composé de quatre hommes et deux femmes ayant choisi de rester anonymes. Le groupe référent livrera de premières recommandations à l’été pour guider et accompagner les travaux de la mission.


Publié

dans

par

Étiquettes :