Repenser l’évaluation

Alors que les lycées ont été invités à la rentrée par le ministère à retravailler leurs projets d’évaluation, le pôle Éducation du Sgec a proposé fin novembre dernier une journée de réflexion sur leurs pratiques.

L’évaluation est un moyen de donner de la valeur au travail, un message adressé à l’élève, un enjeu d’équité et de cohérence, un levier de confi ance mais ne doit pas être un rapport de force », a insisté Nathalie Tretiakow, adjointe au secrétaire général de l’Enseignement catholique, en ouverture de la journée sur l’évaluation organisée par le pôle Éducation du Sgec, le 28 novembre dernier à l’Espace Montalembert de Montrouge (92). Comment alors transmettre notre vision chrétienne de l’élève jusque dans nos pratiques évaluatives ? Repenser l’évaluation demande d’abord d’ouvrir une réflexion sur le statut de l’erreur, pour Jean-Yves Béroud, chercheur à l’université d’Aix-Marseille et invité de la journée. « L’erreur est encore trop souvent vécue comme une faute morale et objet de culpabilisation », observe-t-il. En ce sens, l’évaluation par compétences, qui relève plus de l’accompagnement que du contrôle, est plus intéressante. En rappelant l’étymologie du mot évaluation (« estimer la valeur »), il a posé une question centrale : qui estime ? et que dit l’élève de cette valeur qu’on lui attribue ? La docimologie (science de l’évaluation) montre depuis longtemps que le contexte et l’enseignant impactent les notes, bien moins objectives qu’on ne le suppose… De quoi inciter à recourir à l’auto-évaluation par l’élève, ce qui le fait entrer dans la compréhension du sens de l’évaluation et renforce ses compétences psychosociales. Bonnes pratiques au collège Henri Matisse à Montreuil et au lycée toulousain d’Emilie Rodat.

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