Le 9 décembre dernier, pour célébrer l’anniversaire de la loi de 1905, le Conseil économique social et environnemental (Cese) a proposé un débat inversé sur le sujet où des élèves de l’Enseignement catholique ont pu s’exprimer.
La laïcité est un bien commun, fragile parfois, qui a besoin de dialogue. » C’est ainsi que Thierry Beaudet, le président du Conseil économique social et environnemental (Cese) a ouvert la séance publique consacrée à la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État, le 9 décembre dernier pour les 120 ans de sa promulgation. L’occasion justement d’échanger autour de l’équilibre subtil et exigeant de cette loi de libertés – de culte et de conscience – que Jean-Karl Deschamps, président de la commission Éducation culture et communication du Cese, a aussi qualifié de « petite couture qui lie les trois couleurs du drapeau français ».
Contrairement à certains qui décrivaient l’intégration de la laïcité comme « compliquée et fluctuante », celle-ci semble plutôt rimer avec diversité harmonieuse pour les collégiens de Notre-Dame-de- Lourdes, à Paris (XXe arr.), invités à s’exprimer dans l’amphithéâtre du Cese, le 9 décembre dernier. Quinze élèves de 3e et quatre de 4e avaient préparé leur visite avec Isabelle Marteau, leur professeur d’histoire-géographie et formatrice à la laïcité dans l’Enseignement catholique. « On a un enseignement à la culture religieuse obligatoire en 6e et 5e et une heure de “caté” proposée au début d’une journée et une messe par semaine à midi, mais rien n’est obligatoire. Aucun élève n’est obligé de croire. Il y a des croyants et des non croyants, c’est plutôt ouvert et sans conflits », a apprécié Marjane, en 3e. Ce qu’a confirmé Ella, dans la même classe : « On nous a proposé de présenter notre religion devant la classe pour éviter les idées reçues. Certains l’ont fait et je trouve ça très bien. »
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