L’enseignement professionnel doit faire face à de nombreuses transformations, parmi lesquelles l’évolution des cartes des formations. La journée organisée par le pôle Éducation du Sgec, à Montrouge (92) le 22 novembre dernier, a permis de partager des bonnes pratiques.
Rien de plus dual que le lycée pro ! « C’est un lieu d’articulation entre monde scolaire et monde professionnel, qui doit être créatif d’un point de vue pédagogique et travailler main dans la main avec les entreprises », observait Nathalie Tretiakow, adjointe au secrétaire général de l’Enseignement catholique, en ouverture de la Journée « Les lycées professionnels, un enjeu d’avenir pour l’Enseignement catholique aujourd’hui. Quelles nouvelles pratiques ? », qui s’est tenue le 22 novembre dernier à Montrouge (92).
À l’intersection du monde scolaire et du monde professionnel, avec lesquelles elles dialoguent toujours davantage, ces filières professionnelles souffrent encore de préjugés. Or les élèves ont envie d’enseignement professionnel, il faut continuer à briser ces stéréotypes. Les formations doivent évoluer pour devenir plus agile et ainsi mieux répondre aux besoins des territoires et attirer plus de jeunes. Il s’agit aussi pour elle de recruter et de fidéliser suffisamment d’enseignants et de formateurs.
Concernant les redéfinitions en cours des cartes de formation, un équilibre est à trouver. Les formations tournées vers l’industrie et la technologie, offrent certes des perspectives d’insertion professionnelle plus rapides que les secteurs tertiaires ou sociaux. Mais ces dernières réconcilient bien des jeunes avec l’école et peuvent en désormais en emmener jusqu’à bac + 3 et au-delà, grâce au développement dans l’Enseignement catholique de bachelors ainsi que de licences et de masters par voie d’apprentissage. Dans tous les cas, l’adaptation de l’offre éducative doit se faire en lien avec les besoins locaux des entreprises, en anticipant les évolutions avec l’aide des rectorats et syndicats, en multipliant de nouveaux partenariats, en interne comme en externe et en cherchant à diversifier les financements.